Le travail commence...

Publié le par Maman Breizhou

Le travail commence...

Lundi 23 décembre 2013 vers 4h du matin, première vrai contraction… tout se bouscule alors dans ma tête de femme. Je fixe le réveil pour voir le temps qui passe entre chaque contraction… et je n'ai plus que mes pensées pour moi, Jules mon conjoint à côté dormant profondément ne se doute de rien pour le moment...

"9 mois déjà, c'est passé si vite… Mais sommes-nous vraiment prêt ? Allons-nous y arriver ? Serons-nous de bons parents ? Faites que l'accouchement se passe bien… Faites que je n'ai pas trop mal… Pourvu que ma fille n'est pas de soucis… Pourvu qu'elle ne soit pas malade… Pourvu qu'elle ne pleure pas trop… Mais cette nuit n'en finit plus… Les contractions sont rapprochées de 15 min là non ? Quand est-ce qu'il faut aller à la maternité déjà ? Et l'entrée, elle se fait où ? Je ne me rappelle plus… Dois-je accoucher sur le dos ou sur le côté ? Est-ce que je préviens ma mère ? Non, elle va perdre la tête et s'inquiéter… Est-ce que je le réveille ? Non, il dors trop bien, qu'il profite… Vais-je tenir ? Encore combien de temps à attendre ? J'ai tellement hâte de la voir… J'ai tellement peur d'y être… Et comment ça va se passer quand on rentrera à la maison avec elle ? Est-ce qu'on va s'en sortir ? J'espère ne pas mal faire…" Et encore tellement de pensées qui se bousculent, qui se contredisent...

Ce n'est que vers 7h30 du matin, quand le réveil devait sonner pour indiquer à Jules d'aller au travail que je lui murmure "je crois que ça commence…" et lui, pas très réveillé, met quelques secondes pour réagir.

S'en suit une attente interminable, d'abord à la maison puis à l'hôpital ("le col n'est pas assez ouvert, aller faire un tour dans l'hôpital pendant 1h"…) puis en salle de travail. La machine est branchée et nous pouvons voir les contractions arriver avant même que la sensation ne soit là. "Attention, ça va piquer !" dit Jules en rigolant. Et elles se font de plus en plus rapprochées, de plus en plus douloureuses et là il ne rigole plus. C'est la panique en maternité, le service est surbooké… après une attente qui me semble interminable, je finis par avoir la merveilleuse péridurale vers 21h et là, c'est le soulagement. J'ai même pu bouquiner en patientant !

Je veux bien qu'on ait envie de tout ressentir… mais là… je salue toutes les mamans qui ont décidé de ne pas prendre la péri (et celles qui n'ont pas eu le choix), elles ont un courage hors du commun. Messieurs, sachez que les contractions sont les pires douleurs qu'un être humain puisse supporter, alors arrêter de plaisanter avec ça devant vos femmes. Petite astuce si vous restez auprès de votre femme pendant l'accouchement (et vous restez c'est évident), veillez à ne pas avoir de glace ou vitre face à votre femme, mon mari se tenait derrière moi et en face de lui et moi, une fenêtre, il faisait nuit… ^^

Mais, je n'y croyais pas avant bien sûr, on oublie la douleur très peu de temps après, voir instantanément à la naissance. Quand le médecin met votre enfant contre vous, toute la douleur s'envole pour laisser place à la joie. Alors les futurs mères, pas de panique ! Oui, on ne va pas vous mentir, à moins que vous ne soyez insensible à la douleur, vous allez avoir mal. Alors ne faite pas les warrior et demandez la péri au plus vite ! Vous avez peur de cette fameuse aiguille ? Pff, avec les contractions vous ne demanderez que ça. Et sachez que vous serez anesthésiée avant, c'est peut-être cette piqure là que vous sentirez le plus ;) L'autre d'après, la soi-disante super grande, que vous ne voyez même pas, elle passe comme dans du beurre et vous soulage tellement ! Aux mamans qui n'ont pas pris la péri, je dis bravo :)

Ma merveilleuse fille est née à 1h07 le 24 décembre et ça valait vraiment le coup de ressentir tout ça. Avoir son nourrisson en peau à peau tout de suite après son arrivée dans le monde, ça ne se raconte pas, ça se vit. Un moment tellement chargé d'émotions… le bonheur à l'état pur.

Publié dans maternité

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