Je ne savais pas qu'aimer autant était possible

Publié le par Maman Breizhou et sa Poupette

Je ne savais pas qu'aimer autant était possible
  • J'aime le chocolat.
  • J'aime lire.
  • J'aime les jeux de sociétés.
  • J'aime mes parents.
  • J'aime mon frère.
  • J'aime mes amis.
  • J'aime ma famille.
  • J'aime mon homme.

Je n'aime pas ma fille.

Non, je n'aime pas ma fille, tu as bien lu. Ce que je ressens pour elle est plus fort que ça. Le verbe aimer n'est pas assez fort pour exprimer ce que je ressens pour elle (déjà qu'on dit j'aime le chocolat comme on dit j'aime mes parents, le verbe a déjà deux sens...).

C'est un sentiment très bizarre, un sentiment qui vous retourne. Jamais je n'avais ressenti ça. Elle est une partie de moi, je suis une partie d'elle.

  • Elle sourit, je souris.
  • Elle rit, je ris.
  • Elle a mal, j'ai mal.
  • Elle pleure, je pleure.
  • Elle hurle, je me tords de douleur.
  • Elle est fatiguée, je l'étais déjà d'avance :)

Nous sommes connectées.

Je me souviens d'une fois où je l'avais mise à la sieste parce qu'elle était épuisée. J'avais du monde à la maison. Et elle hurlait dans son lit. Je savais qu'il fallait qu'elle dorme. Mais je ne savais pas quoi faire. Un peu peur du jugement des autres, je ne savais pas s'il fallait que je la reprenne avec moi ("Mais laisse la pleurer il faut qu'elle comprenne") ou s'il fallait que je la laisse pleurer ("Mais tu ne la prends pas quand elle pleure comme ça ?). Alors j'ai été pleurer dans ma chambre. Et plus je l'entendais pleurer et crier, plus mes pleurs redoublaient et mon cœur se serrait. Ce que je ne savais pas, c'est qu'elle avait mal à cause d'une dent qui perçait. C'était la première, je ne savais pas, je ne reconnaissais pas ces pleurs. Maintenant je sais :)

Et il m'est arrivé, dans d'autres moments où elle ne voulait pas dormir pour ses siestes ou quand elle refusait de manger, de lui demander d'un ton un peu méchant pourquoi elle ne voulait pas. C'est là que j'ai compris comment des parents peuvent perdre pied. Alors je la laissais le temps de me calmer et de reprendre mes esprits.

Dur d'être une maman. On a déjà à faire avec nos émotions et notre sensibilité mais avec un enfant, tout est amplifié.

En plus, je suis empathique. Du coup, je ressens les émotions de ma fille au plus haut point. Quand elle va bien du coup c'est génial. Mais quand elle est ronchon, qu'elle a mal, qu'elle pleure, j'ai parfois du mal à gérer tout ça car moi aussi dans ces cas là je vais mal.

Je me demande parfois si j'ai la carrure pour supporter autant d'émotions, autant d'amour. C'est tellement intense...

Vous avez souvent lu chez moi des articles où je me plains (si on veut) avec tout ce qui peut arriver à Poupette et que je ne maîtrise pas (avant c'était les repas, après il y a eu la constipation, on en est toujours au même point avec le sommeil....). On pourrait aussi croire ici que je me plains, mais pas du tout. Enfin non je ne me plains pas en fait, j'expose les faits ;)

Un bébé, un enfant, ce n'est pas que du bonheur (et je ne dis pas ça pour me plaindre). Il y a des jours sans, des jours où on se remémore comment c'était avant et qu'on se dit que c'était pas mal (les jours vraiment sans), des jours où on aimerait être super woman pour réussir à tout gérer, des jours où on ne sait plus quoi faire, des jours où on est épuisé, des jours où on se plaint. Ce n'est pas pour ça qu'il faut nous dire "Fallait pas faire d'enfant dans ce cas là". Mais heu, je t'ai sonné ? :) A ceux qui disent ça, j'aimerai d'abord savoir si 1) ils ont des enfants et 2) s'ils ont des enfants comment ils ont fait pour ne jamais avoir un jour sans. Malgré tout l'amour qu'on leur porte, parfois ils nous exaspèrent non ?

Mais bref, tout ça pour vous dire que ma fille je l'aime plus que tout même si je me plains parfois (c'est humain non ?) et je prends conscience peu à peu de l'ampleur des sentiments d'une mère. Il faudrait inventer un nouveau verbe, un verbe plus fort qu'aimer. Car non je n'aime pas ma fille comme j'aime le chocolat ou ma famille, ma fille c'est une extension de moi (mini moi). Et je l'aime plus que ma propre vie.

Publié dans vie quotidienne, maman

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maman de la Bouille 19/11/2014 21:56

Et ben j'allais dire la même chose, c'est viscéral, ya pas d'autre mot!
On les a dans le sang, nos enfants!

Maman Breizhou et sa Poupette 19/11/2014 22:01

:)

Kimie 19/11/2014 14:21

C'est un amour viscéral en fait. Je ressens tout pareil. D'ailleurs, je suis dans le train qui m'emmène loin de ma puce jusqu'à vendredi soir, mon cœur se serre fort...

Maman Breizhou et sa Poupette 19/11/2014 14:49

C'est ça c'est viscéral !
Oui partir quelques jours sans voir nos bébés c'est dur...